MALADIE DE L'AMIANTE
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Docteur, est-ce que j’ai de l’amiante
dans les poumons ?
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Après examen par le médecin de sa radio et de son scanner, le patient lui pose souvent la question : « Docteur, est-ce que j’ai de l’amiante dans les poumons ? » ou, s’il ne le fait pas, c’est par timidité, mais il pense que la réponse est dans la lecture, l’examen de ces clichés radiographiques. Et, très souvent, les médecins ne le détrompent pas et répondent par oui ou non sans explication supplémentaire. D’où la nécessité d’une mise au point pour que le patient ait tous les arguments en main face au médecin conseil de la Sécurité Sociale, face aux employeurs, et aussi parfois face au médecin traitant ou au spécialiste.
Que voit-on à la radio ou au scanner ?
De la radio ou du scanner on peut tirer beaucoup d’informations, sauf une : la présence ou l’absence d’amiante dans les poumons.
Que cela soit clair : les fibres d’amiante ont un diamètre beaucoup trop petit pour être repérables par une telle technique. Les patients qui posent cette question sont en général ceux qui ont été exposés aux poussières d’amiante, et qui ont donc, pendant des périodes données, augmenté leur « charge » en amiante dans les poumons. Et cet amiante a entraîné des modifications des tissus pulmonaires et pleuraux. Ce sont ces modifications des tissus pulmonaires et pleuraux que le médecin peut observer en examinant les clichés du radiologue. Le principe de la radiographie est simple : un faisceau de rayons X irradie le thorax et le traverse, plus ou moins complètement selon que les tissus humains vont plus ou moins l’absorber et seront plus ou moins transparents. Les os par exemple apparaissent en blanc sur le cliché placé derrière le patient parce qu’ils sont les tissus les plus absorbants pour les rayons X (les moins transparents.) Les rayons X n’ayant pu traverser les os, ils n’arrivent pas jusqu’au film qui n’est donc pas impressionné. Mais, dans le cas qui nous occupe, radiologues et médecins ne cherchent pas la trace d’une fracture des os. Ils cherchent dans les images des plèvres et des poumons de petites différences dans les teintes grises qui révèlent soit une fibrose, soit un cancer. (voir sur le site de Ban Asbestos : « les maladies provoquées par l’amiante. ») Radios et scanners (encore appelés TDM) ne permettent donc pas de répondre à la question originelle sur l’amiante dans les poumons, mais permettent – dans certaines limites – de repérer les réactions de l’organisme à long terme, suite à une agression antérieure par l’amiante. Mais attention, le médecin ne lit pas une radio ou un scanner. Il l’interprète, et ceci explique qu’il n’est pas rare de voir un même cliché interprété différemment par deux médecins, ou, autre situation, deux clichés obtenus à quelques jours d’intervalle dans deux lieux diff&eac